Dans la rubrique 24h, c'est pas qu'une série : Libé le 06/02/2008 : Mercredi, le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto, a annoncé que les Etats-Unis pourront à l'avenir infliger le supplice de la baignoire pour interroger les personnes suspectées de terrorisme. Il s'est refusé à qualifier de «torture» cette pratique désignée sous l'euphémisme «waterboarding». Celle-ci consiste à faire suffoquer un supplicié avec de l'eau jusqu'au seuil de la mort.
C'est sans doute déjà une pratique courante mais elle deviendrais légale.
C'est tellement énorme que je me demande si les journalistes aux doigts sales de Libération ne racontent pas des (paniers à) salades - et ce n'est pas Balkany qui me contredirait :
Storytelling de Christian Salmon aux Editions de la découverte
Moi, voir le candidat Sarko égrener ces anecdotes à chaque fois qu’on lui posait une question de fond, ça me tapait sur le système...le pli est pris, j’ai le système en vrac. Alors quand j’ai lu dans les Inrocks qu’un livre racontait précisemment l’histoire de ces histoires qu’on nous raconte, j’ai eu un premier frémissement, ça s’appelait Storytelling et je n’en savais pas plus sinon que l’article était illustré de la plus incroyable photo de Sarko tuant Kouchner à force de footing. Ensuite, c’est un vrai conte de fée: ma belle-mère a acheté par erreur ce livre pour son père, qui a 95 ans et qui vote Sarkozy ou n’importe quel bonhomme de droite sans discernement. Le livre ne lui a pas plu et j’en ai hérité...
Au départ, j’ai été un peu rebutée par toute l’historique de cette méthode miraculeuse pour faire voter avec le coeur, les histoires de gourous du management de départ. Les gourous du management existent, ils ont leur importance dans la marche du monde mais tout ce qui les concerne est horriblement ennuyeux, un peu comme leurs bouquins qui sont illisibles. Et puis j’avais hâte qu’on en arrive à l’histoire du nabot Nicolas...
Ce livre a commencé à me parler vraiment dès qu’il s’est attaqué à la version américaine du storytelling en politique. Après tout, les américains sont les meilleurs compteurs d’histoires: en 2004, Bush, lors d’un meeting, serre dans ses bras la filled’une victime de 9/11. Le père fait une photo où on voit toute l’humanité de l’homme Bush, la photo fait le tour des Etats-Unis via Internet, l’équipe de campagne de Bush fait réaliser et diffuser le clip de campagne le plus cher de l’histoire, qui raconte, du point de vue d’Ashley l’histoire de cette photo où le grand homme a tenté de la rassurer... Le clip a été diffusé dans les états tangents et aurait contribué à la re-élection de Bush, dont on ne peut pas dire qu’il ne raconte pas d’histoires - pas toujours vraies d’ailleurs.
Je suis donc rassurée, avec ce genre d’arguments de campagne, on va vivre des années formidables... Sarko a déjà utilisé la maternelle de Neuilly, quelle auto-anecdote sortira-t-il la prochaine fois ?