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mercredi 16 janvier 2008

Le titreur de Libé est un génie

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lundi 30 juillet 2007

Les Sarkozy à la Lanterne

"A ça ira, ça ira, ça ira... ". Petite, j’adorais ce chant, il me faisait rêver et la Lanterne, je me demandais bien ce que c’était ?

Ils le précisent bien dans le Parisien...rien à voir entre La lanterne, la nouvelle demeure des époux présidentiels et la chanson révolutionnaire...mais le mal est fait, ça m’a donné des idées, peut-être bien que pour se débarrasser des Napoléon-Présidents qu’inaugure l’ère Sarkozy, il faudra une révolution...

En attendant, épluchons ce papier du Parisien...Déjà, ce mot qui précède le chapeau PRESIDENCE....et oui c’est une rubrique du journal, dorénavant il y a des papiers sur la petite vie des époux présidentiels...et il est tout à fait intéressant de nous proposer une visite guidée de leur château...

Vous ne trouvez pas ça symbolique, vous, une résidence à deux pas de Versailles ? Construite 2 ans avant la Révolution française ? Sarko avait l’oeil dessus avant même d’être élu, il l’adorait et l’a annexé (alors que c’est traditionellement la résidence du Premier Ministre) avant même son entrée en fonction...

Ce que j’aime au Parisien, c’est que même Sarkozystes et à fond dans le ballet présidentiel, ils ne peuvent s’empêcher de petites piques à scandale: on apprend à la fin de l’article que des ouvriers maliens sans papiers ont été interpellés par la police au pavillon alors qu’ils rénovaient le bâtiment !!!!

Là, un petit tour sur Google, me permet de tomber sur un article du JDD qui contredit le Parisien sur un point C'est ce lieu auquel fait référence le chant révolutionnaire Ah, ça ira! dans le refrain ajouté en 1790 : "Les aristocrates à la Lanterne"....arghhhhhhhhhhh, le Parisien tente-t-il de freiner mon ardeur révolutionnaire ? Heureusement Piaf est là pour me remettre les idées en place :

Cette version a peu à voir au niveau paroles avec celle du chant révolutionnaire mais je la préfère !!! J’adore quand elle se plaint qu’on prenne ses hommes !!! Et puis elle les pend sans vergogne les aristocrates...sa ferveur sanguinaire se sent.

Revenons à nos maliens sans papiers: ils pourraient déjà être au Mali à l’heure qu’il est puisque selon le Parisien cette histoire embarrasserait tellement les services de l’Etat que les deux ouvriers pourraient être renvoyés rapidement au Mali sans autre forme de procès afin d’éviter tout publicité.. Le compte rendu sur cette affaire le plus factuel, je l’ai trouvé sur Mali web qui reprend la dépêche Reuters...nulle part je n'ai pu trouvé ce qu'étaient devenus les maliens.

Donc je me résume, les sarkocrates à la Lanterne, les maliens au Mali.

Le parisien, le vrai, pas le journal, celui du XVIIIième siècle était taquin...ce chant était très populaire jusqu’au Directoire et fut interdit sous le Consulat.

Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Le peuple en ce jour sans cesse répète,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Malgré les mutins tout réussira.
Nos ennemis confus en restent là
Et nous allons chanter « Alléluia ! »
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Quand Boileau jadis du clergé parla
Comme un prophète il a prédit cela.
En chantant ma chansonnette
Avec plaisir on dira :
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Suivant les maximes de l’évangile
Du législateur tout s’accomplira.
Celui qui s’élève on l’abaissera
Celui qui s’abaisse on l’élèvera.
Le vrai catéchisme nous instruira
Et l’affreux fanatisme s’éteindra.
Pour être à la loi docile
Tout Français s’exercera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Pierrette et Margot chantent la guinguette
Réjouissons-nous, le bon temps viendra !
Le peuple français jadis à quia,
L’aristocrate dit : « Mea culpa ! »
Le clergé regrette le bien qu'il a,
Par justice, la nation l’aura.
Par le prudent Lafayette,
Tout le monde s’apaisera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Par les flambeaux de l’auguste assemblée,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Le peuple armé toujours se gardera.
Le vrai d'avec le faux l’on connaîtra,
Le citoyen pour le bien soutiendra.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Quand l’aristocrate protestera,
Le bon citoyen au nez lui rira,
Sans avoir l’âme troublée,
Toujours le plus fort sera.
Petits comme grands sont soldats dans l’âme,
Pendant la guerre aucun ne trahira.
Avec cœur tout bon Français combattra,
S’il voit du louche, hardiment parlera.
Lafayette dit : « Vienne qui voudra ! »
Sans craindre ni feu, ni flamme,
Le Français toujours vaincra !
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates à la lanterne,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates on les pendra !

Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates à la lanterne.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates on les pendra.
Si on n’ les pend pas
On les rompra
Si on n’ les rompt pas
On les brûlera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,

Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Nous n’avions plus ni nobles, ni prêtres,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
L’égalité partout régnera.
L’esclave autrichien le suivra,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Et leur infernale clique
Au diable s’envolera.

Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Les aristocrates à la lanterne ;
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Les aristocrates on les pendra ;
Et quand on les aura tous pendus,
On leur fichera la pelle au c...