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Not my [french] president

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jeudi 14 août 2008

Sans vergogne

Des nouvelles du pays, ça fait du bien quand on loin :

Des sans-papiers arrêtés dans le centre de rétention qui les employait LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 11.08.08 | 11h30 • Mis à jour le 11.08.08 | 17h11

Trois travailleurs sans papiers, employés sur le chantier de l'agrandissement du centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), ont été interpellés, lundi 4 et jeudi 7 août, et placés en rétention sur le même site. Selon l'agence Reuters et Libération, un quatrième clandestin a été également arrêté jeudi.

Ces sans-papiers "ont été contrôlés à l'entrée [du chantier] par un organisme privé" chargé de la sécurité des lieux, qui a alerté les policiers du commissariat de Mitry-Mory, a indiqué une source policière. Ils travaillaient pour la société Leveaux, une entreprise sous-traitante affectée à l'extension du CRA du Mesnil-Amelot, qui doit augmenter sa capacité d'accueil de deux cent quarante places. Au moins l'un d'entre eux a été relâché par le juge des libertés, mercredi. La préfecture de Seine-et-Marne n'a pas souhaité communiquer sur ce dossier.

"BRICE HORTEFEUX DOIT S'EXPLIQUER IMMÉDIATEMENT"

"Cette situation absurde démontre que ce sont les pouvoirs publics qui asservissent les sans-papiers. Ceux-là même qui nous accusent d'incitation à l'émeute sont ceux qui favorisent l'appel d'air. Nous n'avons pas de leçon à recevoir d'eux", a déclaré Rodolphe Nettier, président de l'association SOS soutien aux sans-papiers. Des incidents avaient éclaté à l'intérieur du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, le 2 août, alors que des membres de ce collectif manifestaient à l'extérieur. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale, Brice Hortefeux, avait porté plainte contre le collectif, l'accusant d'avoir "appelé à la destruction par le feu du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot".

Dans un communiqué, le Parti socialiste a estimé que "ce nouvel épisode illustre l'absurdité de la politique migratoire du gouvernement, qui criminalise des étrangers intégrés qui gagnent dignement leur vie dans des secteurs où ils sont indispensables". "Brice Hortefeux doit s'expliquer immédiatement sur l'emploi de ces étrangers en situation irrégulière sur un chantier public dans des conditions illégales", écrit le secrétaire national du PS à l'égalité, Faouzi Lamdaoui.

dimanche 24 février 2008

Loi pénale rétroactive : Maréchal nous voilà, nous tes gars...

L'article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est en effet ainsi rédigé :

La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

En gros, ça veut dire que si vous croupissez en prison pour un truc grave, que le procès est derrière vous, que vous en avez pris pour 10 ans, aucun gouvernement ou parlement ne peut décider d’allonger votre peine. La réduire oui, l’allonger non. à partir du moment où on considère que l’assassin, (tout comme la victime) est un homme et un citoyen, c’est un principe de bon sens. Et si ce gouvernement veut revenir sur ce principe au nom - toujours au nom - de la victime que soi-disant, nous gens de gauche, mépriserions, c’est uniquement parce qu’il ne considère pas que l’assassin soit un homme et un citoyen. L’assassin serait un animal dangereux et la gauche qui s’offusque est du côté de la bête (propos de Nadine Moreno).

On sort de l’Etat de Droit, on rentre dans un délire où les hommes sont en deux catégories, les hommes et les animaux... Les assassins et les sans-papier font parties de animaux. On peut leur appliquer la loi des chiens - ça me fait penser à un truc sur lequel Badiou insiste dans son petit bouquin: il n’existe qu’un monde et qu’une sorte d’être humain. Non pas eux et non, eux les sans-papiers, les exclus, les assassins, nous les inclus, avec papiers et casier vierge.

En France, la non-rétroactivité de la loi pénale a déjà été mise à mal par... le gouvernement de Vichy:

En août 1941, six personnes déjà jugées pour des délits politiques mineurs (collage d’affiches) ont fait appel auprès de la cour de Paris de leurs condamnations (entre quinze mois et cinq ans de prison). En vertu d’une loi adoptée le 23 août mais antidatée au 14 (donc à effet rétroactif), la Cour d’appel est dessaisie au profit d’un nouveau tribunal, la Section spéciale, constitué le lundi 25 août 1941. Malgré la faiblesse des charges retenues, ses cinq magistrats en condamnent trois à mort le 27 août, sans possibilité de pourvoi ni recours. André Brechet, Émile Bastard et Abraham Trzebucki sont guillotinés dans la cour de la prison de la Santé le 28 août au matin. Telle est l’« affaire de la Section spéciale ». Cette affaire qui se déroule dans un contexte d’exception (occupation allemande, gouvernement de Vichy, existence de mouvements de résistance armée) soulève un problème essentiel : pour satisfaire aux exigences allemandes (à la suite d’un attentat contre un officier), le gouvernement de Vichy fait adopter une loi pénale ayant un effet rétroactif, ce qui est contraire aux principes généraux du droit. Plus d’info sur ce cas de droit ici.

En dehors du domaine de la loi pénale, Vichy était également revenu sur des naturalisation accordées en vertu de la loi de 1927. Voire ce post sur les dénaturalisations de Vichy.

Et les lois Pasqua de 1993-94 sur les conditions d’acquisition de la nationalité française avaient aussi un caractère rétroactif dont certains français- des rapatriés des colonies - ont été victimes, notamment les gens ayant un “patronyme israélite” qui ont galéré pour retrouver leurs papiers. Lire ici ou pour des détails. ça paraît délirant pourtant une de mes clientes m’a parlé d’un cas concret d’un membre de sa famille originaire de Tunisie, je lui redemanderai de m’expliquer.

Guaino est un admirateur de Barrès et il inspire la politique de Bozo. Il ne faut donc pas trop s’étonner.

Guaino sur le blog de la droite strasbourgeoise :

Barrès a dit des choses qu’il n’aurait pas dû dire, mais il a une conception très charnelle de la nation qui parfois me touche. Dans un discours, on a évoqué un jour la Colline inspirée. C’est un grand texte qui a joué un rôle important à un moment donné de notre histoire. C’est tout.

Barrès, boulangiste, antidreyfusard (il savait de sa race que Dreyfus avait trahi) et chantre de la revanche contre l’Allemagne. Barrès, un type trop bien en somme.

lundi 21 janvier 2008

A droite aussi, ça leur soulève le coeur

Je crois bien que je vais acheter ce bouquin de Bruno Lemaire dont j'ai lu quelqes extraits sur ce post. Même à droite certains ont le mal de mer dans le navire Sarkozy - et ça rassure - un peu.

samedi 17 novembre 2007

Sarkozy se prend pour Charles Martel

Sarkozy est raciste, il méprise les noirs et veut bouter les musulmans hors d’Europe. Voir ce billet qui parle de props qu’il aurait tenu devant le Premier ministre irlandais puis suédois.

Pendant la campagne, je pensais qu’il s’agissait de sa stratégie pour reprendre l’electorat de Lepen. En fait, pas du tout, il est juste raciste et convaincu qu’on livre une guerre à l’Islam.

jeudi 11 octobre 2007

Le gr’oseille de l’environnement

J'ai un ami qui a des hauts le coeur, je vous les fait partager. Les industriels semblent sentir le vent tourner et partent à l’attaque de ce nouveau marché: le clean, le vert, le propre, ou du moins ce qui en a l’air:

samedi 6 octobre 2007

Chulan Zhang Liu

samedi, Bastille, 14h30 pour la marche silencieuse en hommage à Chulan Zhang Liu, victime de la politique du chiffre (marche silencieuse de la Bastille au 41, boulevard de la Villette, appelée par Les amis de Chilan Liu. Etre habillé en noir, et porter des bougies).

lundi 24 septembre 2007

Enterrement

Sarkozy ira-t-il à l’enterrement de cette dame chinoise morte de la trouille qu'inspirent les flics de Nicolas ? libé ici.

vendredi 21 septembre 2007

Terreur à Belleville

Une femme se défenestre par peur des policiers. Il y aura un rassemblement aujourd’hui vendredi à 18h30 sur le lieu où s’est arrivé: 41 boulevard de Belleville.

Cette politique est absurde et contraire aux droits de l’Homme. Lire la lettre de Human Right Watch aux députés français.

jeudi 20 septembre 2007

Bourdefeux inspire l’inspection académique

à lire ici sur Yahoo :

STRASBOURG (AFP) - Un courriel, qualifié de "grosse bourde" par l'inspection académique (IA) du Haut-Rhin, a été adressé lundi à quelque 850 directeurs d'écoles élémentaires pour leur demander de recenser les élèves sans-papiers, suscitant un véritable tollé dans le milieu enseignant.

Le mail, adressé lundi matin par l'IA, demandait aux directeurs d'écoles élémentaires de faire savoir "dans la journée" s'ils avaient des élèves sans-papiers dans leur établissement.

Devant la levée de boucliers provoquée par la demande, l'inspection envoyait l'après-midi même un second courrier électronique stipulant que le premier était une "erreur" et qu'il était "sans objet".

"C'est une grosse bourde, un grave dysfonctionnement d'un service particulier", a-t-on expliqué auprès de l'inspection académique, en précisant que la demande n'émanait "ni de l'inspecteur (d'académie), ni du recteur, ni du préfet, ni du ministère" de l'Education nationale.

A l'issue du Conseil des ministres, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a pour sa part regretté mercredi la "maladresse" de l'IA et assuré qu'il n'y avait "évidemment pas de volonté d'identifier les élèves qui dépendent de familles d'immigrés".

Le ministre a convoqué jeudi l'inspecteur d'académie afin qu'il s'explique sur ce courriel.

"Les directeurs ne sont pas des délateurs", s'insurge Amaury Schiffli, secrétaire du Snuipp 68 et directeur d'école à Fulleren (Haut-Rhin), dénonçant "une politique générale de chasse aux sans-papiers".

"Dès l'envoi de ce mail, nous sommes intervenus auprès de l'inspecteur d'académie qui, a priori, n'était pas au courant", précise-t-il.

"Le démenti est intervenu ensuite, il faut dire que les réactions des collègues, tant auprès des organisations syndicales que de l'inspection, ont été énormes", poursuit-il.

Affirmant ne croire "que très peu" à la thèse de la "bourde", M. Schiffli souligne le "contexte politique" dans lequel ce courriel intervient.

"On ne peut que dénoncer cette chasse aux sans-papiers qui se poursuit dans l'optique de faire du chiffre et de transformer les +instits+ en serviteurs zélés de l'Etat et en délateurs", renchérit de son côté Gilles Hargous, de Sud Education.

Selon lui, cette pratique s'inscrit "dans la droite ligne de la +base élève+", une base de données destinée à recueillir diverses informations sur les élèves --nationalité, date d'arrivée sur le territoire national-- et accessible aux maires.

"Cela peut se transformer en fichier pour aller récupérer les enfants et les familles à leur domicile pour les expulser", avance-t-il.

"On ne peut accepter qu'un directeur d'école fasse ce travail de délation", s'indigne Martine Monteillet, adjointe au secrétaire départemental du Snuipp 68, pour qui les directeurs d'école, dont "la mission est d'éduquer", n'ont pas "à se substituer à la police".

Pour Eric Schultz, du Réseau éducation sans frontières (RESF), "la +bourde+, c'est d'avoir rendu public un questionnement qui existe par ailleurs". "Je ne vois pas quelqu'un de l'inspection prendre cette initiative seule, il y a forcément quelque chose derrière", estime-t-il