Carla t’es plus ma copine mais je m’en fous (et toi aussi)
J’ai été extrêmment déçue d’apprendre que Carla allait chez Mickey... Mais bon, j’avoue me remettre doucement d’autant que j’ai toujours plus aimé Valeria, tellement plus fun et plus belle avec sa gueule de travers.
Massacre du code de travail à la tronçonneuse, c’est trop tard ?
Pendant que j’avais les yeux rivés sur la banlieue est - les députés ont voté une refonte complète- à droit constant - du code du travail...à droit constant mais pas non plus trop bêtes, ils en ont profité pour faire glisser des dispositions qui relèvent de la loi vers le réglement, donc modifiable par le gouvernement, sans débat à l’assemblée, sans débat national. Joli travail. Même Parisot trouve cette refonte brouillon, quoique sur ce coup là, ma paranoïa m’a repris et je me suis dit, qu’en fait, pour étouffer les critiques des syndicats et de la gauche, rien de mieux que d’avoir la critique du MEDEF, comme ça au moins on pourra pas dire que cette refonte fait le jeu du patronat. Enfin là je rêvais que la gauche ait encore envie de critiquer les mesures regressives de ce gouvernement. Ce qui n’est même pas sur. Au contraire, ils se disent sans doute que si Sarko casse tout, ils n’auront pas à le faire. Paranoïa quitte moi !!!
Gérard Filoche explique pourquoi cette ré-écriture est dangereuse.
Le grand bond en arrière
De toute façon, mon attention est détournée de la scène publique - j’ai quand même les photos de Paris Match de Sarko nouant ses cravates - hautement politique et intéressant cet article : il n’y que des photos, juste pas d’article. Le poids des mots devait être trop lourd ? je m’égare, mon attention n’est pas là, elle est sur mon livre: Le Grand Bond en Arrière

Un polar frémissant de Serge Halimi où on comprend grâce à l’étude des 70 dernières années de la vie politique américaine comment le droite américaine a réussi ce tour de passe passe en passe d’être mondial: faire voter les pauvres pour des programmes qui favorise les plus riches. Il suffisait de brosser la classe moyenne américaine dans le sens de son poil blond: une alliance savoureuse de néo-libéralisme et de populisme de droite. Oubliez d’en vouloir aux riches et reporter votre haine et frustration sur l’état - ce salopart qui ne donne qu’à ceux qui ne travaillent pas - des noirs le plus souvent - alors que vous, blanc qui incarnez les valeurs américaines - vous travaillez. Ajoutez à ça un zeste de valeurs de droite: du mâle, de la famille et du foetus... et voilà une potion magique electorale qui fonctionne. le livre d’Halimi détaille les campagnes electorales américianes, la sociologie des votes et c’est passionnant.
C’est également déprimant. Je touche le fond je dois dire, je n’ai plus d’espoir. La connnerie américaine a traversé l’atlantique - en Angleterre et en France en tout cas - elle est bien installée dans le cerveau des gens.
J’ai une amie anglaise - que j’aime pourtant - d’origine pakistanaise mais née à Londres - qui pense que tout va aux étrangers et rien aux anglais. Elle pense aussi que c’est cool d’être prisonnier tellement ils sont bien traités et que les gens sont contents d’aller en prison. Ces copains blonds pensent la même, ils sont tous de l’Essex, pas la banlieue la plus riche de Londres mais se débrouillent suffisamment bien pour vivre dans Londres. Et s’ils pensent être de gauche, je crois que ça ne le dérangent pas que l’ascenseur social s’arrête à leur étage. Ils sont nés en 78/79, autrmenet dit ils n’ont jamais connu que le libéralisme, le partage et la redistribution ça n’est rien de concret pour eux. L’état est une machine à filer des sous aux étrangers paresseux, violents et mal polis. Albion est vraiment pourrie, il ne reste que des intellectuels de gauche vieillissants et bien lotis pour avoir des discours censés.
Halimi en parle: la gauche technocratique et en limousine qui finalement aime bien le patronat - ça ne fonctionne pas. Là je m’arrête pour dire à qui se reconnaitra que même si ça fait de moi une caviardisée, je continuerai à acheter des bouteilles de vin à 15€ (et plus).
Je ne parle même pas de la France, chaque fois que je parle aux gens, on me sort un truc tellement incroyable que je perds chaque jour espoir: la femme de mon cousin pense que c’est la mode d’être homosexuel et que les jeunes veulent tous l’être... Mon traiteur libanais - qui a un passeport français et a voté Bayrou/Sarkozy rentre au pays car ici il travaille pour ceux qui ne travaille pas. J’ai juré qu’aucun grain de sésame de sa boutique ne passerait plus par mon estomac, même s’il est sympa.
L’unique bonne nouvelle c’est que l’homme de l’année de Times c’est Poutine - ça a du foutre les boulettes à Sarko, même si je trouve incroyable d’élire Poutine homme de l’année, enfin si ce sont les gérard de la politique, pourquoi pas. Autre bonne chose: Gluksman - qui dit que des conneries - a compris que Sarko était un connard sans foi ni loi.
Pour le reste : le soleil est Noir et c’est le désespoir.
Un article sur l’ouvrage de Serge Halimi.
Un entretien entre Serge Halimi et Daniel Mermet.
Je reprends du poil de la bête...
Je déconne, tout n’est pas si noir et heureusement qu’il y a Kiki (c’est la bête) pour me remonter le moral avec le grand Bill Maher :
Ahhhhh et puis aussi il y a des types à gauche - même chez nos socialistes qui ont la patate et le verbe : suffit de voir Filoche - ce socialiste que je ne connaissais pas est juste excellent, il connaît son sujet parfaitement, les autres, dont Gérard Chartier, un terne député UMP sont scotchés et en viennent à dire des bêtises, ça fait un bien fou avant Noël.
Joyeuses fêtes à mes deux lecteurs - même celui qui est Sarkozyste - et bien sûr à artichaudwallon.